Coco nous emmène au Brésil !

Lutherie 2 commentaires

Je suis ravie de vous retrouver pour cette nouvelle année riche en concerts (calendrier bientôt disponible !). Mais… je ne suis pas seule à bavarder ici cette fois-ci. Une des musiciennes de l’orchestre, Colette pour ne pas la nommer, a ramené quelques souvenirs de son voyage au Brésil. Non non, ne partez pas ! Elle y parlera bel et bien de musique.

Je la remercie pour cet article. Je suis certaine que vous l’apprécierez autant que moi. A quand le prochain ? Je vous laisse en son agréable compagnie…

Cinq semaines à sillonner les routes du Brésil du sud. Cinq semaines à découvrir des sites merveilleux : ses fameuses chutes d’Iguaçu, Rio, son pain de sucre, son Christ, sa plage de Copacabana, ses Brésiliens et leur accueil chaleureux.

Vous allez me dire, aucun intérêt pour des musiciens.

Hors sujet… zéro… et la copie choit au fond de la corbeille à papier.

Et si… il y a un intérêt… Ne soyez pas si pressés et écoutez…
D’ailleurs, ce qui suit, vous le savez tous déjà. Mais, cela ne fait rien, j’aime parler pour ne rien dire.

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A Mesdames et Messieurs les violonistes, altistes et compagnie…

Lorsque les Portugais débarquent au Nouveau Monde vers l’an 1 500 de notre ère, ils découvrent un arbre aux propriétés sans égal. Il est plus résistant, plus élastique et plus dense que le chêne. Son cœur est rouge comme la braise, il est utilisé en poudre pour la teinture.
Il se nomme « Pau du Brésil », « Pernambouc » ou tout simplement bois rouge du Brésil. Et il donnera son nom à cette terre inconnue : « Tierra Del Brasil » qui signifie braise en Portugais.

Et puis ce bois fit la traversée de l’Atlantique, ce bois dont nos maitres archetiers ont fait des merveilles. Ce bois qui devient une œuvre d’art pour notre plus grand plaisir.

 

Alors, durant ces cinq semaines, j’ai cherché ce fameux bois. Certes, j’avais une vague idée de sa forme, de sa texture, de son feuillage, mais c’était chercher une aiguille dans une botte de foin. Je me suis renseignée auprès des autochtones en vain. Mon portugais était si détestable que je n’arrivais pas à me faire comprendre. Rien, rien… J’allais revenir bredouille.

Un peu dépitée, découragée, je décidai de tricher. Dès mon retour en France, j’irai sur internet et je sortirai tout bêtement la photo de cet arbre. Je vous raconterai une belle histoire que j’aurai plagiée.

Mais, têtue comme une Bretonne, le dernier jour de mes vacances, je suis allée spécialement au Jardin botanique de Rio, et miracle…. Il y en avait un, un seul. Pauvre arbre, miséreux au cœur d’une végétation luxuriante.
Je l’ai photographié sous toutes les coutures, j’ai même demandé l’autorisation au conservateur de ce jardin de couper une brindille pour la ramener en France.

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Voilà, je suis satisfaite…
Et je rêve… Je rêve chaque jour, lorsque je sors délicatement mon archet de son étui. Je rêve à ce bois du bout du monde, à ce Pau du Brésil, à ce Pernambouc (classé par la convention sur le commerce des espèces menacées d’extinction de la Haye du 13 Juin 2007).

PS : Je viens tout juste d’apprendre que ce bois proliférait dans le Pernambouco, région qui se situe au nord-est du Brésil. Région que je n’ai pas visitée.

Colette

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Bravo à Colette !

Pour retrouver tous ses articles (oui oui j’espère bien que d’autres suivront), allez voir plus bas sous les miniatures.

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